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Note individuelle
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Louise Picard, fut enlevée par les sauvages, à Ste-Anne de Beaupré, le 4 juin 1660, alors quelle nétait âgée que de neuf mois. Heureusement, sa captivité, fut de très courte durée. Au printemps de 1660, le bruit se répand dans la colonie quun parti de 800 Iroquois projettent de marcher sur Québec. Il faut se préparer à les recevoir. Cest alors quon donne des ordres en conséquences, et les résidents de la Côte de Beaupré, pour mieux se protéger, se réfugient, du moins pour un grand nombre dans la ville. On attend les Iroquois pendant une quinzaine de jours et ils ne se montrent pas, les habitants de la Côte de Beaupré retournent chez eux reprendre les travaux de la terre quil avaient momentanément interrompus. Lalerte était passée. A Ste-Anne de Beaupré, le 4 juin 1660, tout est bien calme. Dans une maison sise à un mille environ à lest de léglise, une jeune femme Marie Caron, fille de Robert Caron et épouse de Jean Picard, sintéresse à quatre jeunes enfants dont elle sest constituée la gardienne, alors quil semble bien que toutes les autres personnes adultes sont allées travailler aux champs. Au nombre des quatre enfants, on compte la fille de Marie Caron, Louise Picard. Cest alors que surgissent, en canot, huit Hurons apostats qui connaissaient bien lIle dOrléans pour y avoir séjourné avant dapostasier et de passer aux Iroquois. Les sauvages descendent de leur canot pour constater que rien ne bouge autour des habitations. Ils se dirigent alors vers la maison où se trouve Marie Caron, y saccagent tout et emmènent la jeune femme et les quatre enfants dans leur canot. Aussitôt que lon saperçoit de lenlèvement, à Ste-Anne, on se hâte de prévenir les autorités de Québec. Monsieur le Gouverneur dArgenson envoie aussitôt une troupe de Français et dAlgonquins pour tenter darrêter les maraudeurs. Pour ne pas être pris, les Hurons se cachèrent toute une journée à lIle dOrléans. Mais pour se rendre au pays des Iroquois, il leur fallait passer devant Québec. Un groupe dAlgonquins, placés en embuscade à la Pointe-Lévis, aperçurent, le soir, le canot des Hurons remontant le fleuve en serrant de près le rive sud. Les Algonquins laissèrent approcher les Hurons et déchargèrent leurs arquebuses sur les rameurs. Deux Hurons furent tués et deux ou trois autres, blessés. Malheureusement, Marie Caron, entendant des voix amies, leva la tête et fut frappée par une balle qui tua un des enfants. Les Algonquins ne tardèrent pas à se rendre maÎtresdu canot. La jeune femme, grièvement blessée, devait mourir peu de jours après à lHôtel-Dieu de Québec; elle fut inhumée dans le cimetière de Québec, le 10 juin. Quant à la petite Louise Picard, sa fille de neuf mois, elle retourna chez son grand-père, Pierre Picard, à Sainte-Anne de Beaupré, où elle demeura jusquà son mariage avec Louis Gagné, dit Bellavance. Lincident ci-haut relaté est historique. On pourra consulter les Lettres Historiques de Marie de lIncarnation, les Relations des Jésuites et le Cours dHistoire du Canada de labbé J.-B.-A. Ferland. Source: Gaspesia Le Journal - http://www.geocities.com/beausejour.geo/louise_picard.html
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