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Le Perche, terre d'émigration
vers le Québec au XVIIe siècle
Le Perche, terre d'émigration vers le Québec au XVIIe siècle

Jacques Supernant dit Sanssoucy (vers 1644 Saint-Martin ? Perche - 1710 Laprairie)

     


par Jean-François Loiseau
publié le 28 octobre 2017, mis à jour le 12 avril 2023

Dans son acte de mariage rédigé en latin, Jacques Supernant est dit fils de « Jacobi Supernant et Ludovicae Boquet en parrochia St Martini in Perchio » . Si l'origine percheronne de l'immigrant est bien confirmée par cet acte, il y a en revanche ambiguïté sur le nom de la paroisse ; en effet, plusieurs paroisses Saint-Martin sont situées dans le Perche. Certains chercheurs évoquent Saint-Martin-du-Vieux-Bellême tandis que d'autres disent Jacques Supernant originaire de Saint-Martin-des-Pézerits où il serait né vers 1645 (PRDH - Programme de recherche en démographie historique. Généalogie canadienne-française du Québec, s. d.-c). Ces deux communes du Perche sont situées dans le département de l'Orne en Normandie (France). Aucun acte ne confirme l'une des deux propositions.

Soldat de la Compagnie de Contrecoeur au régiment de Carignan-Salières, Jacques Supernant dit Sanssoucy embarque à bord du navire « La Paix » à La Rochelle le 13 mai 1665. Il arrive en Nouvelle-France en août 1665 pour défendre la colonie contre les Iroquois. Il épouse le 16 août 1678 à Laprairie, la parisienne fille du roi Jeanne Denotte « de Saint-Germain l’Auxerrois » , veuve du matelot André Robidoux dit Lespagnol et fille d'Antoine Denotte et Catherine Leduc. Le couple s'établit à Laprairie et aura huit enfants dont trois lui assureront une postérité.

Au recensement de 1681, Jacques Supernant possède un fusil, deux vaches et six arpents de terre en valeur. Il déclare avoir 37 ans.

Jacques Supernant décède le 16 juillet 1710 à Laprairie « âgé d'environ 60 ans » .

sources
  • Acte de mariage de Jacques Supernant et Jeanne Denotte à la Prairie daté du 16 août 1678 © Ancestry.ca, Registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec (Collection Drouin), 1621 à 1968
  • PRDH - Programme de recherche en démographie historique. Généalogie canadienne-française du Québec. (s. d.). https://www.prdh-igd.com/
  • SULTE Benjamin. Histoire des Canadiens-français, 1608-1880. Origine, histoire, religion, guerres, découvertes, colonisation, coutumes, vie domestique, sociale et politique, développement, avenir Montréal, Wilson & cie, éditeurs, 1882-1884, Volume 5, p. 71.
  • Landry, Y. (1992). Les Filles du roi au XVIIe siècle : orphelines en France, pionnières au Canada ; suivi d’un répertoire biographique des Filles du roi. (p. 283). Montréal, Qc : Leméac.
  • Quillivic, Bernard et Jocelyne. site Migrations
  • Le navire La Paix (1665)

    Le vaisseau « La Paix » est de type brigantin avec une capacité de 300 tonneaux tirant d’eau chargé 11 pieds non chargé 9 pieds, construit dans les années 1650. C'est un petit navire à 2 mats, avec un contre-pont, rapide, gréé de voiles carrées, percé pour recevoir 20 canons, pouvant servir d’escorte à un convoi, avec un équipage pouvant atteindre 170 personnes, pour le combat. Il fut utilisé en 1665, comme transport de troupe, et de ce fait les canons furent débarqués pour libérer le maximum de place afin de contenir les compagnies de soldats et leur équipement. L’équipage fut réduit au minimum pour gouverner le navire.

    Ce navire appartenait à la flotte du roi Louis XIV ; il a été loué par le roi à l'armateur Pierre Gaigneur. Parti de La Rochelle le 13 mai 1665 avec 200 soldats du Régiment de Carignan à bord, le vaisseau commandé par Jean Guillon / Ethier Guillon arrive à Québec le 19 août 1665.

    Le 20 août le navire du Capitaine Guillon jette l'ancre à Québec avec à son bord les quatre Compagnies (La Colonelle, Maximy, Saurel et Contrecoeur) du Régiment de Carignan. Le 19 septembre il met les voiles pour le retour en compagnie de L'Aigle d'Or mais il fait naufrage le 26 septembre près de Matane. Le Saint Sébastien recueille le Capitaine et l' équipage avec malgré tout 2 à 3 matelots noyés.

    source
  • Quillivic, Bernard et Jocelyne. site Migrations
  • 328 émigrants percherons

    partis en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles.
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