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Le Perche, terre d'émigration
vers le Québec au XVIIe siècle
Le Perche, terre d'émigration vers le Québec au XVIIe siècle

Marie Renée Ariot (~ 1643 Unverre - 1715 La Durantaye)
Arbre de parenté de Marie Renée Ariot avec Justin Bieber

Marie Renée Ariot est originaire de la paroisse Saint-Martin d'Unverre, village du département de l'Eure-et-Loir dans le Perche-Gouët. Fille de Bernardin Ariot et Marguerite Deli, Marie Renée serait née vers 1643.

C'est en qualité de fille du roi que Marie Renée Ariot rejoint la Nouvelle-France vers 1670. Elle apporte en Nouvelle-France des biens estimés à 200 livres et un don du roi de 50 livres[1]. Elle serait arrivée sur Le Saint-Jean-Baptiste, parti de Dieppe au début de l'année 1670[2].

Marie Renée Ariot est mentionnée pour la première fois en Nouvelle-France sur un contrat de mariage qui sera annulé avec Claude Renard le 16 octobre 1670 passé à Québec devant maître Pierre Duquet.

Un second contrat de mariage sera passé le 15 février 1671 à Québec devant maître Pierre Duquet avec René Vandet, né vers 1646 et originaire de Montournais (Poitou, France). La cérémonie de mariage se déroule le 11 avril 1671 à Québec. Neuf enfants naîtront de cette union. René Vandet est inhumé le 22 août 1702 à Saint-Michel de Bellechasse.

Marie Renée Ariot décède le 25 juin 1715 à la Durantaye[2].

Marie Renée Ariot, fille du roi

Arrivée des filles du Roy à Québec

Arrivée des filles du Roy à Québec en 1667, reçues par Jean Talon et Mgr Laval. Eleanor Fortescue-Brickdale (Library and Archives Canada)

Pour pallier le manque de femmes parmi les pionniers, Louis XIV favorisa l'émigration de 764 jeunes filles vers la Nouvelle-France entre 1663 et 1673. L’expression fille du roi sous-entend que ces immigrantes étaient les pupilles du roi de France et qu'à titre de protecteur, celui-ci suppléait aux devoirs de leur père naturel en veillant sur elles et en les dotant. Elles venaient pour la plupart des orphelinats des villes côtières telles que Honfleur, Dieppe ou La Rochelle, et des Hôpitaux généraux de Paris. Quatre d'entre elles sont d'origine percheronne: Madeleine Dumortier (1667), Marie Ariot (1670), Barbe Boyer (1673) et Jeanne Dodier (1662). A peine débarquées, elles signaient des contrats de mariage avec les pionniers du Nouveau Monde et se mariaient généralement dans les jours ou semaines qui suivaient la signature[3].

sources
 [1] LANDRY Yves. Orphelines en France, pionnières au Canada : les Filles du roi au XVIIe siècle. Montréal, Leméac, 1992, p. 271.
 
[2] fiche du PREFEN
 [3] Wikipédia



308 émigrants percherons

partis en Nouvelle-France au XVIIe siècle.
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