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Le Perche, terre d'émigration
vers le Québec au XVIIe siècle
Le Perche, terre d'émigration vers le Québec au XVIIe siècle

Madeleine Dumortier dite Deleure (~ 1642 Chemilli - ? Québec)

Madeleine Dumortier est originaire de la paroisse Saint-Germain de Chemilli, village du département de l'Orne dans le canton de Bellême. Fille de Auger Dumortier et Catherine de Natte, Barbe serait née vers 1642. Toutefois, on ne trouve aucune trace de l'émigrante ni de sa famille dans les registres paroissiaux de Chemilli[2].

C'est en qualité de fille du roi que Madeleine Dumortier dite Deleure rejoint la Nouvelle-France vers 1667[1]. Madeleine Dumortier s'est peut-être embarquée sur le Saint-Louis, navire de 250 tonneaux parti de Dieppe et arrivé à Québec le 25 septembre 1667.[2].

Madeleine Dumortier est mentionnée pour la première fois en Nouvelle-France sur le contrat de mariage avec son époux, le bourgeois et maître chirurgien Thimothée Roussel originaire de Mauguio (Languedoc, France), passé le 21 novembre 1667 à Québec devant maître Gilles Rageot. La cérémonie de mariage se déroule le lendemain à Québec. Sept enfants naîtront de cette union.

Madeleine est décédée entre le recensement de 1681 et le 29 juillet 1688[1], date du remariage de son époux.

Madeleine Dumortier, fille du roi

Arrivée des filles du Roy à Québec

Arrivée des filles du Roy à Québec en 1667, reçues par Jean Talon et Mgr Laval. Eleanor Fortescue-Brickdale (Library and Archives Canada)

Pour pallier le manque de femmes parmi les pionniers, Louis XIV favorisa l'émigration de 764 jeunes filles vers la Nouvelle-France entre 1663 et 1673. L’expression fille du roi sous-entend que ces immigrantes étaient les pupilles du roi de France et qu'à titre de protecteur, celui-ci suppléait aux devoirs de leur père naturel en veillant sur elles et en les dotant. Elles venaient pour la plupart des orphelinats des villes côtières telles que Honfleur, Dieppe ou La Rochelle, et des Hôpitaux généraux de Paris. Quatre d'entre elles sont d'origine percheronne: Madeleine Dumortier (1667), Marie Ariot (1670), Barbe Boyer (1673) et Jeanne Dodier (1662). A peine débarquées, elles signaient des contrats de mariage avec les pionniers du Nouveau Monde et se mariaient généralement dans les jours ou semaines qui suivaient la signature[3].

sources
 [1] LANDRY Yves. Orphelines en France, pionnières au Canada : les Filles du roi au XVIIe siècle. Montréal, Leméac, 1992, p. 283.
 
[2] fiche du PREFEN
 [3] Wikipédia



308 émigrants percherons

partis en Nouvelle-France au XVIIe siècle.
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