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Le Perche, terre d'émigration
vers le Québec au XVIIe siècle
Le Perche, terre d'émigration vers le Québec au XVIIe siècle

Barbe Boyer (1655 Saint-Maurice-sur-Huisne - 1730 Québec)
Arbre de parenté de Barbe Boyer avec Justin Trudeau

Barbe Boyer est baptisée le 9 mars 1655 à Saint-Maurice-sur-Huisne, une ancienne commune du Perche, aujourd'hui rattachée à la commune nouvelle Cour-Maugis sur Huisne, située dans le département de l'Orne en région Normandie (France).

Barbe est la « fille bastarde » de Thomas Boyer et Marie Fret. Il est à noter que le patronyme de sa mère Fret, compris comme frais/froid, a été transformé en Froide par féminisation dans l'acte de mariage de Barbe Boyer et Paul Cartier à Québec.

C'est en qualité de fille du roi que Barbe Boyer rejoint la Nouvelle-France en 1673. Elle apporte en Nouvelle-France des biens estimés à 400 livres[1]. Elle serait arrivée sur La Nativité, navire de 100-130 tonneaux commandé par Tharé Chaillaud, parti de La Rochelle et arrivé à Québec le 3 septembre 1673[2].

Barbe Boyer est mentionnée pour la première fois en Nouvelle-France sur le contrat de mariage avec son premier époux, le meunier Paul Cartier originaire de Magné (Poitou, France), passé le 10 octobre 1673 à Québec devant maître Gilles Rageot. La cérémonie de mariage se déroule le 23 octobre 1673 à Québec. Treize enfants naîtront de cette union. Paul Cartier meurt à l’Hôtel-Dieu de Québec vers 1698.

Barbe se remarie le 29 octobre 1698 à Québec avec le normand Nicolas Foulon dit Dumont, maître cordonnier originaire de Brucourt (Calvados, France). Deux enfants naîtront de cette union.

Barbe décède le 9 décembre 1730 à Québec où elle est inhumée le lendemain.

Barbe Boyer, fille du roi

Arrivée des filles du Roy à Québec

Arrivée des filles du Roy à Québec en 1667, reçues par Jean Talon et Mgr Laval. Eleanor Fortescue-Brickdale (Library and Archives Canada)

Pour pallier le manque de femmes parmi les pionniers, Louis XIV favorisa l'émigration de 764 jeunes filles vers la Nouvelle-France entre 1663 et 1673. L’expression fille du roi sous-entend que ces immigrantes étaient les pupilles du roi de France et qu'à titre de protecteur, celui-ci suppléait aux devoirs de leur père naturel en veillant sur elles et en les dotant. Elles venaient pour la plupart des orphelinats des villes côtières telles que Honfleur, Dieppe ou La Rochelle, et des Hôpitaux généraux de Paris. Quatre d'entre elles sont d'origine percheronne: Madeleine Dumortier (1667), Marie Ariot (1670), Barbe Boyer (1673) et Jeanne Dodier (1662). A peine débarquées, elles signaient des contrats de mariage avec les pionniers du Nouveau Monde et se mariaient généralement dans les jours ou semaines qui suivaient la signature[3].

sources
 [1] LANDRY Yves. Orphelines en France, pionnières au Canada : les Filles du roi au XVIIe siècle. Montréal, Leméac, 1992, p. 283.
 
[2] fiche du PREFEN
 [3] Wikipédia



308 émigrants percherons

partis en Nouvelle-France au XVIIe siècle.
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